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(no subject)
atobe
eleawin
FFnet m'a foutu en l'air toute la mise en page... zappant au passage dedicaces et dico, des '!', '?' et virgules, c'est génial. Ca m'apprendra à poster juste avant d'aller à la fac ^^"





Phantasm
par Eleawin


 


Note : Il s'agit d'une fic ratée R... Même si je me demande si elle ne ferait pas un peu plus c.c; Disons que c'est du NC-15 d'accord ?
Spéciale dédicace à Howan pour les tites discussions sur l'écriture ( ,p ), également à Babel, Heera et Ffelina pour les délires PoTique sur msn.
Disclaimer : Rien n'est à moi... Et surtout pas Oshitari ou Atobe é.è

Dictionnaire :

- tensai : prodige ( surnom d'Oshitari )

- buchou : capitaine ( Atobe étant le capitaine de Hyotei )


 


***


 


Il observa ses lèvres, rouges, chaudes, invitantes, encore humides des baisers échangés. Ses yeux mi-clos brûlaient de désir, emprunts à la fois de fierté et d'abandon.
Oshitari Yuushi avait rarement vu une image plus érotique qu'Atobe Keigo dans son état le plus intime. Son souffle s'accéléra quand Atobe bascula en arrière, complètement offert, le regard résolument provocateur. Il s'avança et...


 


 


***


 


" Yuushi !"
".. Gne ?"


La voix de Mukahi se fit plus insistante. " Réveille toi Yuushi !"


La première pensée cohérente du tensai fut " Et merde ". La seconde, qu'il allait être encore en retard à l'entraînement. Et la dernière, qu'il allait définitivement se taper Atobe, dut-il l'attacher et le séquestrer quelque part dans un coin sombre.
Et justement, quand on parlait du loup, le voila qui pointait sa queue...
Oshitari s'accouda sur la table et le regarda avancer de sa démarche féline, souple, ondulante... sexy. Il était persuadé qu'il aurait eu une meilleure vue de dos, mais malheureusement, Atobe se dirigeait droit vers lui. Il ne fallut qu'un coup d’œil au capitaine sur les cernes noires du tensai pour évaluer la situation.


" Si tu n'arrives pas à dormir la nuit, on peut te remplacer dans l'équipe, Oshitari."
" Toujours un mot gentil à la bouche à ce que je vois, Atobe," grogna le lunetteux, vexé.


Surtout que c'était la faute à qui s'il ne parvenait pas à se reposer correctement, hein ? C'était un vrai cauchemar de se réveiller toutes les nuits en sueur dans son lit, seul et avec une... une certaine envie à satisfaire. Il lui arrivait même de fantasmer de jour... comme maintenant.
Ses yeux s'attardèrent sur la bouche juste devant lui, lèvres pâles et fines, recourbées dans un sourire hautain mais semblant aussi incroyablement douces. S'il descendait encore, il pouvait suivre le contour parfait de sa mâchoire, rehaussé par quelques mèches qui tombaient pile poil là où il fallait pour donner ce style à la fois sophistiqué et négligé au capitaine de Hyotei.
Ensuite venait le cou, jolie chose couverte d'une peau translucide, à la gorge délicate qui devait sans aucun doute faire de très agréables sons quand on savait si prendre... et Oshitari était persuadé qu'il en était capable, d'extraire des petits bruits de la bouche de Keigo. Rien que d'y penser le faisait se sentir serré dans son pantalon.


" Merde."


Atobe cligna lentement les yeux, une expression de profond ennui peinte sur son visage -- qu'il avait au passage fort attrayant, Oshitari devait l'admettre.


" Tu as enfin trouvé le comparatif convenant à ton état de ces derniers temps ?" demanda avec délicatesse son buchou, plein de sollicitude.


Quelle dommage qu'une beauté pareille ait un si mauvais caractère. Yuushi soupira. Et surtout, quel dommage que ce soit un garçon, mais ça, ce n'était qu'un détail secondaire. Il ne pensait pas que ses hormones feraient la différence... C'était décidé, il le coincerait quelque part et ils auraient une petite ( mais intense ) discussion d'homme à homme, le plus tôt possible.


" T'es vraiment indécent Yuushi," lui dit Mukahi une fois Atobe parti à la recherche d'un autre joueur à problème -- Jiroh. " T'as vu la manière dont tu le matais ? C'est pas une pièce de viande !"


Le tensai renifla, l'air de rien. " Tu ne peux pas comprendre, Gakuto."
" C'est clair, mes hormones n'ont pas subit d'explosion démographique !"
" C'est parfaitement normal," se récria Oshitari. " C'est l'adolescence, j'y peux rien !"
" Mais bien sûr..."


Le brun décida de laisser son petit camarade à sa suspicion totalement injustifiée et se dépêcha de filer le train à son capitaine. Envoyer balader Kabaji, et zouh ! Il allait pouvoir jouer au docteur. Et parlant de docteur...


" Atobe ? Ca va ?" demanda t-il, tapotant le dos d'Atobe quand celui-ci se mit à tousser comme un damné.


Il avait l'air plus pâle qu'à l'accoutumée, nota le tensai, surpris de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. Mais il s'était sans doute plus intéressé à autre chose pendant sa précédente observation... Tirant une petite langue pointue, il attrapa Atobe, fit un clin d’œil à Kabaji qui l'observait d'un air impassible et posa une main sur le front de son "patient".


" Tu as de la fièvre dis moi," déclara t-il avant que son buchou ne puisse protester au traitement dont il faisait l'objet. " Hop, direction l'infirmerie !"
" Oshitari." La voix de Keigo était un peu enrouée, il devait avoir choppé un mauvais rhume. Mais ça était égal au tensai de finir cloué au lit s'il obtenait ce qu'il voulait. " Oshitari, plutôt que de t'inquiéter pour les autres, occupe toi d'abord de tes propres problèmes de santé."


Mais je m'en occupe buchou ! Je fais tout ce que je peux pour attirer la proie de mes fantasmes dans mes filets !
Yuushi se racla la gorge.


" Il faut que tu te soignes aussi Atobe. Hein Kabaji ?"


Il lança une oeillade appuyée au géant... Puis une deuxième quand il vit qu'il ne réagissait pas d'un poil. Pour finir, il lui lança un regard carrément mauvais tandis qu'Atobe les yeux au ciel.


" Usu..." répondit enfin Kabaji, l'air extrêmement convaincu.
" Je vais rentrer chez moi," déclara Keigo. " Entre toi et Jiroh, vous me fatiguez tellement qu'une journée de vacances ne peut que me faire du bien."


Sa cible s'échappait ! En lui, ses hormones sonnèrent l'alarme. Mais prodige qu'il était, Oshitari ne se laissa pas distraire.


" Je vais te raccompagner," proposa t-il. " Je pourrais aussi récupérer les cds que tu as si gentiment accepté de me prêter..."


A sa plus grande surprise, le châtain ne protesta pas. Il avait l'air vraiment pâle, s'inquiéta Yuushi. C'était finalement une bonne idée de le ramener en sûreté chez lui, pour son propre bien être -- et pour le sien aussi, mais c'était une autre histoire.
Il passa dans sa classe prendre ses affaires, décochant au passage un coup de pied à Mukahi qui le tannait de remarques graveleuses. Quoiqu'en dise son coéquipier, il allait prendre soin de son capitaine, parole de tensai. Il attrapa son sac et se dépêcha de rejoindre Atobe qui l'attendait dans le couloir, indifférent à son enthousiasme.


La maladie le rendait mélancolique, décida Oshitari, peu habitué à le voir ainsi. C'était étrange de voir Atobe si calme et peu flashy, même pendant les derniers entraînements qu'ils avaient eu. Mais c'était aussi étrangement fascinant de voir cette autre facette, et ça lui donnait encore plus envie de passer à l'acte, le prendre dans ses bras et le bercer..... C'était décidé, il allait jeter au feu toutes ses cassettes de romance guimauve une fois rentré chez lui.


Le trajet se déroula dans le silence, Atobe visiblement réticent à bavarder aujourd'hui. Mais il reprit la parole quand ils arrivèrent devant le grand manoir, observant avec un visible agacement les deux grosses voitures garées dans le parc.


" Ils sont déjà rentrés..."


Oshitari lui lança un regard surpris mais comprit rapidement. Des cris lui parvinrent aux oreilles quand il pénétra dans le hall, accompagnés de bris de vaisselle et de meubles. Il regarde Atobe tendre ses affaires à son majordome, le visage fermé, essayant visiblement d'ignorer les insultes proférées dans les appartements de ses parents. Devant l'air gêné du tensai, il eut un rire sans joie et le poussa vers l'escalier.


" C'est toujours comme ça de toute façon. Quand ils auront fini de tout casser, ce sera beaucoup plus calme."


Yuushi le suivit dans sa chambre, encore décontenancé par les bruits de dispute qui les poursuivaient dans les couloirs. Il ne s'y attendait pas du tout, et cela le prit de court. Il jeta un coup d’œil à Atobe, qui était resté impassible pendant tout ce temps. Pendant un instant, en passant dans l'ombre entre deux fenêtres, le châtain lui avait parut plus fatigué, plus fragile... Il devait se faire des films, ça devait être l'ambiance du manoir qui pesait sur lui. Un tel étalage de richesse lui faisait se sentir mal à l'aise, même s'il n'était pas spécialement pauvre. Cette maison ressemblait à un carcan doré où des choses moins reluisantes étaient attachées...


Ils arrivèrent finalement dans la chambre d’Atobe, et en y entrant, Oshitari ne put s'empêcher de passer une langue sur ses lèvres... espérant que son capitaine ne l'ait pas vu. Le châtain ferma la porte derrière eux et se laissa tomber sur son lit, sans plus prêter attention à son coéquipier qui n'en menait pas large. Il n'allait pas lui sauter dessus quand même... ?


" Va fermer les rideaux, Oshitari," dit soudain Atobe, les yeux rivés au plafond.
" Eh ?"


Yuushi avait conscience de ne pas sonner du tout comme un prodige. Mais il y avait des choses qui le dépassaient...


" Les rideaux," répéta le capitaine. " Ferme les."


Très peu certain sur la marche à suivre, Oshitari s'exécuta quand même et tira les tentures de soie, créant un éclairage tamisé dans la pièce. Il se retourna, pour voir Atobe qui commençait à se dévêtir. Ses yeux étaient fiévreux et son teint pâle contrastait furieusement avec les draps cramoisis de son lit. Le brun suivit lentement la courbe fine de son dos, descendant jusqu'au bas de ses reins... Il soupira. C'était trop triste d'avoir autant de scrupules pour un gars de son âge. Mais il y aurait d'autres occasions, hm ?


Doucement, il s'approcha du châtain et effleura sa nuque pour attirer son attention.


" Je vais te laisser te reposer, je repasserais demain d'accord ?"


Atobe le fixa un moment, puis eut un drôle de sourire. Des raies de lumière lui tombaient dans les cheveux et sur la peau nue de ses épaules, à croire qu'il avait fait exprès de se placer pile à cet endroit, se dit Oshitari, crispé.


" Tu ne veux pas rester ?" murmura Atobe d'une voix basse... et rauque -- trop, au goût de Yuushi qui sentait ses bonnes résolutions partir en fumée.


Il pencha la tête d'un air curieux et s'approcha encore du châtain, un sourire naissant aux lèvres.


" Tu m'allumes là, non ?" souffla t-il d'une voix joueuse dans son oreille.


Il pouvait sentir la chaleur émaner de son corps, à la fois tiède et brûlant. Pendant une fraction de seconde, ses lèvres effleurèrent son cou pâle, mais il se reprit vite. Il posa calmement une main sur son épaule et le poussa vers le lit.


" Va te coucher, je vais appeler quelqu'un pour prendre soin de toi," fit-il fermement, faisant taire toute trace hormonale chez lui.


Il ne voulait pas profiter d'Atobe quand il était dans cet état, trop vulnérable.
Même quand celui-ci passa un bras autour de son cou et l'attira contre lui.


" Atobe..."
" Yuushi."


Sa voix n'était plus qu'un murmure inaudible et las, une expression mélancolique peinte sur le visage. Le tensai sentait ses convictions fondre seconde après seconde, et cela l'effrayait. Il ne voulait pas perdre le contrôle.


" Tu n'es pas dans ton état normal," déclara t-il en observant ses yeux fiévreux, pupilles dilatées. Il essaya de le repousser. " Ne fais pas ce que tu regretteras plus tard."


Atobe eut un rictus amusé.


" Je ne te plais pas ?" murmura t-il avec une moue aguicheuse. Il eut un petit rire. " Tu peux me toucher si tu veux."


Oshitari fronça des sourcils. " Ne raconte pas de bêtises."


Le châtain attrapa soudain sa main et la plaqua contre sa poitrine, ses yeux lançant une oeillade provocante, défiant presque le brun de la retirer. Choqué, ce dernier frissonna en sentant la peau brûlante sous ses doigts, hypnotisé par l'expression lascive du visage d'Atobe. Les yeux mi-clos, le châtain guida sa main sur son torse, descendant plus bas à chaque mouvement, caressant le nombril, le dépassant...


" Atobe !" se récria t-il, retirant précipitamment sa main.
" Quoi ?"


Yuushi sentit son souffle s'accélérer quand l'autre garçon se pencha sur lui, leurs visages si proches qu'il aurait pu l'embrasser rien qu'en tendant les lèvres.


" Tu es sûr que c'est ce que tu veux ?" demanda t-il, hésitant.


Atobe lui répondit d'un baiser, à peine un effleurement sur sa bouche.


" Prend moi."


Au début, ce n'était que des caresses maladroites, échangés rapidement, presque clandestinement sous les vêtements, sur la peau... Des petites baisers humides et chauds qu'ils se donnaient sans se toucher...


Oshitari finit par allonger le châtain et s'attaquer doucement à son cou, s'imprégnant peu à peu de la folie qui montait en lui. Il voulait Atobe depuis toujours, mais n'aurait jamais imaginé qu'il s'offrirait ainsi à lui, provocant et lascif. Ses doigts découvrirent le fin tracé de ses muscles, la douce cambrure de son dos quand Keigo s'appuya sur lui les yeux clos, profitant des caresses que lui prodiguait le tensai.


" Je veux que tu me touches," murmura t-il. " Encore."


Yuushi eut un petit sourire et tout en lui mordillant la nuque, glissa une main dans son pantalon. Il le sentit se crisper au contact soudain de ses doigts sur sa verge, créant comme une sensation d'électricité dans l'air ambiant. La respiration plus rapide de Keigo et la rougeur naissante sur ses joues pâles l'excitèrent encore plus. Sa main s'aventura dans des endroits qu'il connaissait par cœur en rêve, comme s'il reproduisait un acte déjà fait et dont il ne se lasserait jamais.


" Plus," exigea Atobe. " Encore plus..."


Oshitari s'empressa de le satisfaire. Collé au dos du châtain, il déboutonna son pantalon et libéra le sexe durci, tout en embrassant et mordillant la peau à sa portée, laissant des petites marques rouges partout où sa bouche se posait. Ses doigts jouèrent d'abord lentement sur le membre en érection, pouces titillant le gland pour descendre sur toute sa longueur en long mouvement de va-et-vient. Il eut la satisfaction d'entendre le souffle de Keigo s'accélérer encore et son corps réagir de manière plus poussée à ses caresses.


" Tu es brûlant," murmura t-il doucement avant de capturer ses lèvres.


Sa langue explora cette cavité humide et chaude, arrachant un long soupir au châtain qui se laissa aller contre lui, lascif. Oshitari recula finalement et acheva de le déshabiller, contemplant ce corps nu complètement offert à lui. Il observa ses lèvres, rouges, chaudes, invitantes, encore humides des baisers échangés. Ses yeux mi-clos brûlaient de désir, emprunt à la fois de fierté et d'abandon.


Oshitari Yuushi avait rarement vu une image plus érotique qu'Atobe Keigo dans son état le plus intime. Son souffle s'accéléra quand Atobe bascula en arrière, complètement offert, le regard résolument provocateur. Il s'avança et à nouveau captura ses lèvres, profitant de leur goût suave et sucré.


" Enlève tes vêtements Yuushi," fit tout d'un coup Atobe entre deux baisers, la main crispée sur la chemise froissée du tensai. " Déshabille toi."


Oshitari repris possession de sa bouche, ses doigts caressant doucement la peau délicate de son bas-ventre.


" Pourquoi ? Tu n'aimerais pas qu'on nous trouve dans une position compromettante, n'est ce pas ?"


Atobe eut un sourire mi-figue mi-raison et écarta obligeamment les jambes quand des mains s'aventurèrent à l'intérieur de ses cuisses.


" Il est un peu trop tard pour dire ça."
" Rien à foutre."


Il ne voulait pas ôter la fine barrière qui séparait encore leurs corps, seul rempart entre sa raison vacillante et la folie. La peau d'Atobe était si chaude, si brûlante... Il allait devenir dingue, Keigo était le feu qui attisait la passion en lui. Il sentait sa tête tourner à mesure qu'il le dévorait, l'embrassait, le touchait, toujours plus et toujours fougueusement. Un simple soupir échappé de la gorge du châtain suffisait pour l'exciter, rendant son érection plus douloureuse qu'elle ne l'était déjà. Mais il ne voulait pas encore... pas tout de suite.


" Si tu veux que j'arrête, dis le maintenant," prévint-il d'une voix rauque, rassemblant les derniers lambeaux de raison dans son esprit.


Le sourire que lui lança Atobe était brumeux, comme dans un rêve.


" Fais moi ce que tu veux, Yuushi. Je m'en fous."


Le tensai l'attira brutalement contre lui et plaqua ses lèvres sur les siennes avec fougue. " Ne dis pas ça."


Une de ses mains agrippa une fesse musclée et ferme, courant sur toute la cuisse pour remonter plus haut et caresser encore. Atobe répondait à son baiser avec passion, à en couper le souffle. Leurs langues se mêlaient, luttaient l'une contre l'autre jusqu'à s'apprivoiser dans une danse chaude et fusionnelle.


Oshitari voyait des étincelles tourbillonner devant ses yeux, plus brillantes à chaque toucher électrique des doigts de Keigo sur sa peau. Son cœur battait fort -- trop fort, et il pouvait sentir celui du châtain battre à l'unisson avec le sien. Keigo attrapa sa main et la porta à sa bouche, embrassant et suçotant chacun des doigts sur toute leur longueur, le regard brûlant. Oshitari comprit le message. Doucement, il le pénétra, insérant doigt après doigt dans l'étroite cavité, attentifs aux soupirs et gémissements de son amant. Atobe l'encourageait des yeux, ses mains crispées sur ses épaules, son corps entier répondant à l'intrusion.


" Aaah... N'a.. n'arrête pas..."


Laissant le temps à son capitaine de s'habituer à sa présence, Oshitari prit un des tétons entre ses lèvres, le sentant durcir dans sa bouche. Il le suçota lentement, laissant ses dents effleurer doucement sa surface, le titillant rapidement du bout de la langue quand à bout, Atobe essaya de le repousser. Avec un petit rire ravi, il le maintint fermement de sa main libre et termina son suçon, faisant durer le plaisir. Il l'observa un moment, satisfait de son travail, autant de la couleur du bouton de chair que de l'expression de Keigo au bord de l'évanouissement.


" Je te fais l'autre maintenant ?"
" Enfoiré... Maintenant.. je veux... Dépêche toi !"


Le tremblement continu qui agitait son corps persuada aussi le tensai que le moment était venu. Atobe écarta les cuisses dans une posture invitante, le menton levé avec arrogance. C'était trop pour Oshitari qui déboutonna son pantalon et s'allongea sur lui.


" Ca va faire mal," prévint-il, malgré toute la préparation qu'ils avaient faite juste avant.
" M'en fous !" grogna le châtain, plaquant fougueusement sa bouche sur celle du brun. " Dépêche toi," ajouta t-il entre deux baisers.


La sensation de plaisir que ressentit Oshitari à la pénétration faisait pâlir tous les simulacres de rêve qu'il avait eu. Keigo laissa échapper un gémissement de douleur au premier coup de boutoir, puis au deuxième, au troisième, quatrième, à chaque coup de rein. Oshitari savait qu'il aurait dû être plus tendre mais son corps n'obéissait plus, trop plein de désirs inassouvis qui étaient sur le point de l'être.
Ses lèvres recapturèrent celles du châtain, étouffant ses cris tandis que ses bras l'entouraient pour former comme une protection, sa main essuyant au passage une larme de douleur roulant lentement sur sa joue.


" Ca va passer," promit-il tout en l'embrassant. " Encore un instant."


Il retira finalement sa chemise, jetant ses promesses de contrôle de soi aux orties. C'était déjà trop tard de toute façon, se dit-il en mordillant l'oreille du châtain. Le contact électrique de leurs peaux lui arracha des frissons, secondés par des bouffées de chaleur. Il était profondément dans Keigo qui avait fermé ses yeux humides, désespérément agrippé à lui. Des petits gémissements de plaisir franchissaient occasionnellement ses lèvres à présent, nota le tensai, satisfait. Il embrassa doucement la peau moite de son front, balayant des mèches de cheveux en arrière. Atobe était brûlant, chaud et incroyablement étroit. Oshitari le sentait de plus en plus à chaque mouvement de va-et-vient, à chaque caresse sur ce point sensible à l'intérieur de son amant, à chaque soupir qui franchissait ses lèvres rougies. Il se sentait arriver à une vitesse folle mais sa fierté d'homme l'obligeait à tenir au moins aussi longtemps que Keigo.


Celui-ci entrouvrit légèrement les yeux, révélant deux pupilles dilatées et emprunts de plaisir.


" Préviens moi d'accord," articula t-il d'une voix rauque. " Quand tu auras fini..."
" C'est à toi de me prévenir," rétorqua Oshitari, un sourire pervers lui venant naturellement aux lèvres. " Quand tu n'en pourras plus..."


Un faible sourire effleura les lèvres du châtain. " Abruti."


" Moi aussi je t'aime."


L'instant de flottement qui les avait prit dura peu et la passion revint plus forte que jamais, fusionnelle et ardente. Malgré son état de semi-conscience, Atobe ne cessa pas de caresser, titiller, encourager, sa bouche effleurant le cou sensible d'Oshitari dans une pluie de baisers. Le tensai s'était mis en tête de le marquer partout où il pouvait l'atteindre, alternant mordillements et sucements sur la peau fine et délicate. Ses doigts valsaient habilement sur le dos, les fesses, les cuisses du châtain, suivant le tracé fin des muscles et s'amusant à découvrir ses points faibles.


Ses coups de reins s'étaient fait plus langoureux mais toujours plus profonds, caressant toujours plus fort l'endroit sensible d'Atobe qui gémissait à chaque contact. Ses gémissements rauques et bas mettaient Oshitari dans tous ses états, le poussant encore à accélérer les choses et toujours plus vigoureusement, arrachant à la fois cris de douleur et de plaisir.


" Stop... Yuushi..." haleta Atobe entre deux coups de boutoir particulièrement puissants, le faisant crier sans retenue cette fois-ci. " Stop !"


Le mélange de détresse et de volupté peinte sur son visage n'encourageait pas le brun à se calmer.


" On va t'entendre," souffla t-il. " Moins fort."


Il le bâillonna de ses lèvres, étouffant ses gémissements sans pour autant cesser ses va-et-vients. Il sentit des ongles s'enfoncer dans son dos, labourant douloureusement sa peau, le corps d'Atobe durement arquebouté contre le sien. Le châtain eut soudain un long spasme, contractant tous ses muscles. Tout en sentant un liquide chaud lui couler sur le ventre, Yuushi se libéra à son tour dans le corps de son amant, épuisé. Il se laissa mollement tomber sur le lit, incapable de faire le moindre geste.


Il ne sut pas combien de temps passa avant qu'il ne puisse à nouveau faire bouger ses membres et se relever. Endolori, il se pencha que le corps immobile de Keigo, toujours inconscient. Il passa doucement une main sur son front.
Brûlant.


" J'y suis peut-être allé un peu fort..."


Mais il ne parvint pas à gommer ce sourire imbécile de ses lèvres. Dans l'obscurité de la chambre et endormi, Atobe semblait si fragile, vulnérable... C'était sans doute déraisonnable, mais Yuushi le prit dans ses bras et se recoucha contre lui.


" Tu ne pars pas ?" demanda soudain la voix du châtain dans le noir.


Oshitari était pourtant persuadé qu'il était évanoui. Il se crispa.


" Je peux y aller si tu veux."


Il y eut un petit silence, juste troublé par la respiration sifflante de Keigo.


" Non..." Il sembla hésiter. " Reste."


Oshitari resserra son étreinte autour de lui. Il le sentit bouger un peu puis venir contre lui, tête posée sur sa poitrine.


" Tu es sûr que tu ne veux pas que je parte ?" demanda t-il à nouveau, passant ses doigts dans ses cheveux. Il le proposait quand même, même s'il n'en avait pas du tout envie.


" Je n'aime pas être seul."


Et sa voix était presque mélancolique, mêlée à cette note de fierté qu'Atobe savait donner à tout ce qu'il faisait. Mais Oshitari pouvait comprendre ces mots. Ce n'était pas une plainte, ni même une demande. Juste une constatation que Keigo faisait avec sa froide logique, sans une once de honte ou d'amertume.


Atobe était une étoile, si loin dans le ciel, éclatante de lumière et seule dans l'obscurité de la nuit. C'était un objet de fantasmes et de prières, brillant fièrement dans une aura d'intouchabilité.


Une chance qu'Oshitari soit stupide. Personne ne lui avait dit qu'on ne décrochait pas les étoiles pour les garder près de son cœur.
Ce n'était pas de sa faute ; il n'était qu'un tensai après tout...


 


++ FIN ++


03/02/2005 par Eleawin


 






Question existentielle du jour : pourquoi je poste sur ce lj ? @____@
*va aller bloguer sur pwtm *
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  • 1
Je prend ça pour un compliment ^_^
Mais... t'es pas trop jeune pour lire ? XDDDDDD

  • 1
?

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